Cafe_In

Margot Lançon

Création photographique pour l’exposition CAFE_IN sur le thème de la gestuelle des garçons de café commanditée par le Mucem. Travail en cours d’élaboration.

Principe. Les relations qui s’établissent dans les cafés peuvent être qualifiées de « relations de surface ». C’est d’abord un rapport entre les visages mais surtout entre les corps qu’il s’agit de capter et de mettre en scène : les postures, les gestes, les intentions, la dynamique corporelle de ces garçons/filles de café. Ces gestes répétés, presque mécaniques, doivent malgré leur caractère instinctif s’adapter à chaque situation. Variations entre l’habitude et l’instant. Des lieux où chacun possède ses marques, ses usages tout en étant perpétuellement en mouvement.

On peut avancer qu’il sera ici question de mettre en valeur le garçon de café dans toute son agilité, son élégance, son charisme, sa subtilité. De mettre en images la rythmicité des corps, de prélever du mouvement, de rendre visible cette chorégraphie si caractéristique du bistrot à laquelle s’adonnent ses protagonistes. Tout le génie du garçon de café réside dans la finesse avec laquelle il dose sa présence. Il doit en effet être tout à fait disponible et savoir disparaître au bon moment. C’est un savoir qui ne s’apprend pas en théorie mais qui s’obtient par le corps grâce à l’expérience. C’est donc encore et toujours de ce corps dont il question. Ce corps qui habite les lieux, qui connait son espace dans les moindres recoins. Dans l’Etre et le Néant, Jean Paul Sartre prend en exemple le garçon de café qui joue au garçon de café, c’est peut-être aussi ça dont il est question : la création d’un personnage fictif qui n’existe qu’a intérieur de cet espace circonscrit qu’est le bistrot.

Forme. Cette série photographique sera constituée par des images au format vertical en noir et blanc. Il permettra, pour chaque garçon/ fille de café  de traduire le mouvement puis de le décomposer  à travers d’un corpus de 3 à 5 images maximum. Ces clichés, pris  à intervalles de quelques millièmes de secondes,   permettront  de découvrir le mouvement dans son ensemble. Ce sont les différentes poses d’une action qui, sous la forme d’une frise murale, intérieure et/ ou extérieure,  seront données à voir comme dans un film de cinéma muet et sans sous-titre. Toutes les postures seront traquées: derrière le comptoir, en équilibre avec le plateau, devant le percolateur, en attente, à l’écoute, « dans le jus ». Les photographies seront accompagnées de cartels indiquant   seulement le prénom du  garçon ou de la serveuse. J’utiliserai un appareil photographique hybride sony alpha 7 et une optique fixe Carl Zeiss grand angle de 35mm.

Ce travail mené sur une période de trois mois dans une dizaine de cafés différents devra permettre de faire ressortir des lumières, des contextes, des profils  et des pratiques différentes. Mes choix se dirigent sur Paris (Le Flore ;  Les Deux Magots; Café Beaubourg) ; Marseille (la Samaritaine, les Danaides) ; Aix-en-Provence (Les 2 garçons) ;  Bruxelles (Le Roy d’Espagne, La Mort Subite).

Cette série originale pourrait faire l’objet d’une petite édition papier sous forme de dépliant à l’occasion de l’exposition.

Margot Lançon - photographe

Garçon(s)!
Installation photographique de Margot Lançon
26 octobre 2016 | 23 janvier 2017

Quai du Port et en vitrine de La Samaritaine, Les Danaïdes et le Café de la Banque

Les garçons de café s’exposent en grand format sur le Vieux-Port et les vitrines de trois brasseries marseillaises. Un hommage XXL à leur élégance et à leur gestuelle si particulière, par la photographe Margot Lançon.

La photographe Margot Lançon mettra en valeur les garçons / filles de café dans toute leur agilité, leur élégance, leur charisme, leur subtilité. Elle mettra en images la rythmicité des corps, prélèvera du mouvement, rendra visible cette chorégraphie si caractéristique du bistrot à laquelle s’adonnent ses protagonistes. « Tout le génie du garçon de café réside dans la finesse avec laquelle il dose sa présence. Il doit en effet être tout à fait disponible et savoir disparaître au bon moment. C’est un savoir qui ne s’apprend pas en théorie mais qui s’obtient par le corps grâce à l’expérience. C’est donc encore et toujours de ce corps qu’il est question. Ce corps qui habite les lieux, qui connaît son espace dans les moindres recoins.